lundi 2 janvier 2012

La bénédiction de la nouvelle année 2012


 Chézi, le 1er janvier 2012
La saison des pluies est déjà avancée. La plupart des gens ont déjà semé leurs grains de maïs. Dans certains champs, on voit poindre les premières feuilles de tabac. Dans un pays où les pluies ne tombent que trois ou quatre mois par année, celles-ci sont sans contredit une véritable bénédiction. L’eau est le garant de la vie. Malheureusement, les tendres nouvelles pousses verdoyantes du maïs se font rarement voir. Les pluies sont trop sporadiques et localisées. L’inquiétude est palpable. Pleuvra-t-il bientôt?
Une nouvelle année débute dans l’incertitude. Les gens sont également très déçus du gouvernement qui ne parvient pas à redresser le marasme économique caractérisé par un manque constant de devises étrangères pourtant essentiel pour son développement. Les quelques années de progrès économiques que le pays a connues depuis 2005 font place à une stagnation comparable à celle du Zimbabwe avec des pénuries constantes de carburant.
Cette dépendance aux éléments de la nature et aux soubresauts imprévisibles des politiciens me trouble. N’y a-t-il donc aucune alternative? Le calme et la confiance du peuple m’enseignent que la foi au Dieu-Chauta est la clef de la sagesse.
Bref, je me suis rendu au village de Chimphopo hier pour dire mes adieux. Les enfants ont eu la chance de boire un peu de jus d’orange que je leur avais apporté. Chacun avait sa tasse. Voilà un bien modeste cadeau pour célébrer la nouvelle année. Mais, ils étaient heureux et chantaient. Mon ami Chiponda m’a alors demandé de dire un mot, spécialement aux mamans.
— C’est avec tristesse que je vous quitte bientôt. Vous savez déjà que je vais partir dans les prochains jours pour me rendre à Lusaka, la capitale de la Zambie. Mais, avant de prendre la route, je vous laisse ma bénédiction. Que Dieu bénisse toutes vos familles, spécialement vos enfants! Malgré la distance qui nous séparera, nous resterons unis par la certitude que le Seigneur Jésus nous accompagnera. Respectons-nous les uns les autres dans un véritable amour. C’est ainsi que Dieu nous assure sa bénédiction. 
Sur le chemin de retour, j’observe le ciel. Les nuages s’amoncellent. J’ai à peine le temps de me rendre à la maison, de sortir de la voiture et une averse s’abat déversant une abondante pluie. Dieu-Chauta nous bénit.
À chacun et chacune d’entre vous, je vous souhaite une pluie de bénédiction pour la nouvelle année 2012. Amen!
Père Serge St-Arneault, M.Afr.

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire