Chézi, le 1er
janvier 2012
La saison des pluies est déjà avancée. La plupart des
gens ont déjà semé leurs grains de maïs. Dans certains champs, on voit poindre
les premières feuilles de tabac. Dans un pays où les pluies ne tombent que
trois ou quatre mois par année, celles-ci sont sans contredit une véritable
bénédiction. L’eau est le garant de la vie. Malheureusement, les tendres
nouvelles pousses verdoyantes du maïs se font rarement voir. Les pluies sont
trop sporadiques et localisées. L’inquiétude est palpable. Pleuvra-t-il
bientôt?
Une nouvelle année débute dans l’incertitude. Les gens
sont également très déçus du gouvernement qui ne parvient pas à redresser le
marasme économique caractérisé par un manque constant de devises étrangères
pourtant essentiel pour son développement. Les quelques années de progrès
économiques que le pays a connues depuis 2005 font place à une stagnation
comparable à celle du Zimbabwe avec des pénuries constantes de carburant.
Bref, je me suis rendu au village de Chimphopo hier
pour dire mes adieux. Les enfants ont eu la chance de boire un peu de jus
d’orange que je leur avais apporté. Chacun avait sa tasse. Voilà un bien
modeste cadeau pour célébrer la nouvelle année. Mais, ils étaient heureux et
chantaient. Mon ami Chiponda m’a alors demandé de dire un mot, spécialement aux
mamans.
Sur le chemin de retour, j’observe le ciel. Les nuages
s’amoncellent. J’ai à peine le temps de me rendre à la maison, de sortir de la
voiture et une averse s’abat déversant une abondante pluie. Dieu-Chauta nous
bénit.
À chacun et chacune d’entre vous, je vous souhaite une
pluie de bénédiction pour la nouvelle année 2012. Amen!
Père Serge St-Arneault, M.Afr.
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